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Nessim B. - Biographie

Biographie

Basculer en version courte.

Né au milieu des années 50 à Paris, de parents en transit entre Tunisie et Israël, un provisoire qui au final les verra se sédentariser en France, Nessim est bercé dès sa prime enfance par les chants profonds d’Oum Kalthoum et ceux de Farid El Atrache. Les harmonies orientales des musiques du bassin méditerranéen qui emplissent le foyer lui insuffleront ce goût de l’ailleurs, peut-être aussi celui de l’errance entre un paradis plus idéalisé que véritablement perdu et un autre tout aussi irréel, qui n’aura été en somme qu’une promesse qui ne pourrait plus être tenue. Sans doute faut-il voir là les origines de l’appel impérieux qui le poussera plus tard à rechercher l’authenticité des peuples telluriques, de ces peuples qui savent encore marcher les pieds nus sur la terre, non pas pour ancrer ses propres racines, mais pour retrouver l’aspiration commune à la condition humaine par delà les cultures et les âges.

D’ailleurs, Nessim n’a pas de langue spécifique pour s’exprimer, ou plutôt il veut les faire toutes siennes, jusqu’à s’inventer un langage personnel composé de phonèmes qu’il sait agencer dans son phrasé pour provoquer chez nous une émotion dépouillée de la conventionnelle problématique du signifiant/signifié. Il chante en persan; en sanscrit; en hébreu; en arabe; et aussi en espagnol; en anglais; en français; mais pour lui, ce n’est pas les paroles et leur sens étriqué qui importent, mais le sentiment qui s’exhale de l’environnement sonore dans lequel son chant se déploie.

Pas plus n’a-t-il de démarche artistique formelle, il ne cherche pas à faire une synthèse consciente, voire intellectualisante, des multiples influences musicales qui l’ont façonné, et ses compositions éclectiques sont avant tout le fruit de l’inspiration du moment et de son humeur. A-t-il l’âme lyrique ? nous voilà embarqués dans des envolées aussi haut que sa voix peut nous porter; a-t-il l’humeur nostalgique ? et c’est des violons aux arrangements arabisants évoquant pour lui, comme à d’autres, un lointain passé; obsessionnelle ? c’est maintenant une antienne entêtante qui vient nous hanter pour, paradoxalement, laisser notre esprit libre de vagabonder; facétieuse ? voilà tout à trac un rock décalé à couper le souffle, balançant entre hystérie maîtrisée et dérision bouffonne; tribale ? il nous entraîne dans les steppes indiennes d’une minimaliste mélopée pour interroger la mère nature et les ancêtres dont le culte n’a pas survécu au vent de l’histoire; sentimentale ? voici une ballade folklorique qui nous glisse à l’oreille des mots qu’on devine nécessairement d’amour; joyeuse ? et nous sommes à présent dans un village moyenâgeux des Calabres à partager la liesse populaire; mélancolique ? il nous distille alors ses nappes aériennes qui diluent notre chagrin dans une atmosphère éthérée; urbaine ? et c’est soudain l’ambiance d’un caveau où jazz et tequila sunrise coulent à flots parmi des étudiants dévotement recueillis; animale et primitive ? on se prend à bouger avec lui aux rythmes hypnotiques de tam-tams africains; bougonne ? il nous sert un morceau pop pour déverser son amertume gouailleuse avec un détachement consommé; spirituelle ? et c’est le râga cristallin d’un sitar indien qui vibre alors dans l’air pour nous envelopper.

Nessim est un cauchemar pour directeur artistique, comme pour tout ceux qui voudraient le classer, tandis que pour ceux qui apprécient la musique dans son acception la plus large, il est à lui tout seul un univers qu’on peut explorer avec délice sans crainte de se lasser. C’est dans la diversité spontanée, parfois même déroutante, de son art que se révèle à nous la spiritualité d’un être simplement humain engagé dans une quête, autant insatiable qu’instinctive, d’universalité.

C’est à 6 ans que son histoire d’amour avec la musique se noue concrètement lorsqu’on lui offre son premier instrument : une flûte indienne. Pendant des années, il passera d’interminables heures, reclus dans un coin isolé de la maison, à travailler l’instrument jusqu’à en épuiser tous les secrets. À 18 ans, il fera merveille à la quena et à la flûte de Pan dans un petit groupe de musique latino-américaine et se produira pour la première fois en public, dans le métro parisien, pour se faire un peu d’argent. Entre-temps, vers sa treizième année, il découvre avec les Beatles le sens de la mélodie, une musique plus de son époque aussi, et le voilà mêlant sa voix à celles des quatre garçons dans le vent, organisant des concerts imaginaires dont le seul public n’a probablement jamais été que le tourne-disques qui devait trôner dans sa chambre, et sans doute aussi sa mère qui devait se lamenter en le suppliant de mettre un terme à ce vacarme. Mais en attendant, et sans le savoir, le petit Nessim se forge la voix tandis que les microsillons qu’il use jusqu’à la corde lui traceront inexorablement sa destinée.

La vie d’artiste est souvent plus belle dans l’imagination de ceux qui ne le sont pas que dans la triviale réalité. Comme tout le monde, il faut aussi gagner son pain. C’est au cours d’une rencontre fortuite à Blois, qu’on l’initie à la taille de pierre. C’est décidé, il en fera son métier; un métier qu’il exercera pendant 13 ans sans jamais abandonner ses aspirations musicales pour autant. D’ailleurs, il continuera pendant de nombreuses années à s’aménager de grandes périodes estivales en Bretagne pour chanter avec des musiciens de fortune qui jouent un répertoire pop et jazz en écumant la région.

En 1980, on l’encourage à se présenter au concours d’entrée au Conservatoire de Musique et Chant de Poitiers. Il y passera trois années à travailler ses classiques et apprendra à maîtriser la voix de ténor/soprano dont il était doté à l’époque. De s’attaquer aux maîtres de l’opéra aiguise son sens de l’écriture musicale et de l’orchestration.

Au sortir du conservatoire, on le retrouve cachetonnant dans les bars à chanter, et surtout improviser, dans une petite formation de jazz. C’est ainsi que sa route va croiser des musiciens et danseurs contemporains avec qui une enrichissante collaboration va s’engager.

En 1985, il se produit en concert aux côtés de musiciens de renommée nationale. Il travaille avec le compositeur Henry Fourès, le pianiste virtuose Andy Emler, et le chanteur Benat Achiary qui l’initie au chant basque et à celui des Indiens d’Amérique du Nord. La musique sur laquelle il doit improviser est un jazz moderne aux influences ethniques.

C’est pour Symphonie Déconcertée, une chorégraphie d’Odile Azagury, qu’il compose la musique, puis l’interprète sur scène tout au long de l’année 1986.

En 1988, il s’engage dans un travail de recherche sur le mouvement et la voix auprès de la danseuse-chorégraphe Anne-Marie Reynaud.

Toutes pleines d’enseignements que soient ses diverses collaborations avec des grands de l’improvisation, Nessim ressent le besoin de s’exprimer au sein d’un groupe plus formel, et en 1987, il fonde La Bella Coola, un trio dans lequel il joue de la flûte traversière dans un répertoire orienté world music très soutenu par des arrangements aux synthétiseurs. Il ne sait pas encore que sa carrière s’apprête à prendre un tournant décisif qui le conduira à abandonner définitivement la taille de pierre, une profession qu’il n’a cessé d’exercer jusque-là. Lors d’une de ses prestations, Patrick Collet remarque ses qualités d’improvisation, et lui propose de composer la musique d’un Monte-Cristo qu’il est en train de mettre en scène. Cette rencontre non seulement va donner à ses créations une orientation artistique qu’il n’avait pas envisagée à l’origine, mais lui permettra aussi de faire de son art un métier à part entière.

Après quoi, les réalisations s’enchaînent de 1989 à 92 : Marivaux par la Compagnie du Hasard; Bertold Brecht par Gérard Vernay; Sur l’écriture de Massoudy; puis Les Notes du Romano par Armand Eloi et Le Dernier Soir par le Théâtre de l’Utopie. Il est probable que son sens de la dramaturgie s’affûte au fil de ces productions pour la scène, un sens qui se traduit par les atmosphères impressionnistes que l’on retrouve dans ses compositions où la musique est avant tout en charge de véhiculer l’émotion, sa voix n’étant souvent qu’un instrument parmi d’autres, quoiqu’exceptionnelle par les métamorphoses de son timbre combinées à une large tessiture, qui vient se marier à l’ensemble.

Maintenant reconnu par les professionnels de la scène, on fait appel à lui pour des performances ponctuelles et de prestige. Il intervient pour les Monuments Historiques de France, pour les Grottes Bleues d’Angers, la Pyrotechnie à Niort, le Centre Européen de Saint-Jean d’Angély, l’Aéronef de Lille. Ses prestations se poursuivent encore aujourd’hui dans châteaux, églises et autres monuments à l’occasion de la traditionnelle journée du patrimoine.

À la fin des années 90, il se rend en Afrique et participe aux Utopies Africaines en créant des musiques pour les compagnies Matitis du Gabon, Ymako Téatri de la Côte d’Ivoire et Théâtre Vert du Bénin. Un épisode dont il gardera un souvenir précieux.

De retour en France, il travaille avec Patrick Henniquau pour Le Grand Théâtre du Monde, un tandem qui ne tardera pas à se reformer pour 2 pièces, Les Chaises et La Leçon, de Ionesco. Dans l’intervalle, il écrit un opéra pour le Théâtre du Ballon Rouge de Dany Martinez.

L’amour fixera le saltimbanque impénitent à La Rochelle où sa notoriété sera peu à peu reconnue, car on le sollicite pour diverses manifestations culturelles comme le Chantier des Franco-follies, les 1000 ans d’histoire de La Rochelle, ou l’inauguration de la Médiathèque Michel Crépeau. On pourra l’entendre aussi à la même époque en Corrèze pour les expositions lumières de Marc Oliviero et à Brives pour les expositions des sculptures de Rémi Polack.

De 2002 à 2005, il compose la musique de 5 pièces de théâtre pour le Musée Maritime de La Rochelle, un travail de commande auquel il est maintenant aguerri, ce qui ne l’empêche pas de diversifier ses activités. Il écrit la musique pour 5 documentaires et pour un téléfilm historique; fait un travail pédagogique régulier dans les écoles de Charente Maritime; intervient en direct dans des séances de musicothérapie; poursuit ses prestations dans des manifestations culturelles comme l’exposition de memoria/les griffures du temps à Bordeaux; anime des ateliers à vocation sociale auprès de personnes en difficulté, mais curieusement, alors qu’il a passé sa vie d’artiste rivé sur les planches, personne n’a encore eu l’occasion de le voir se produire seul en tête d’affiche pour un spectacle autour de sa musique, au grand dam de ses admirateurs Rochelais qui n’attendent que cette occasion pour venir l’applaudir. Nessim est un être de partage et sans doute ne conçoit-il pas son art sans ces instants imprévisibles de communion magique avec d’autres musiciens en complète liberté, mais sait-on jamais ?

Au début des années 2000, il fait la connaissance d’Étienne Schwarcz, compositeur de musique contemporaine, qui a demandé à le rencontrer. Les deux musiciens se découvrent alors de profondes affinités, et décident de monter ensemble une série de concerts Plug & Play sur Montpellier, une sorte de hapenning musical regroupant de manière informelle des musiciens de divers horizons qui improvisent autour d’une partition néanmoins très structurée. Une performance que sa mémoire chérit encore aujourd’hui, et comme cette complicité ne s’est pas démentie avec le temps, les deux comparses remettent le concept au goût du jour à l’automne 2007, toujours à Montpellier.

Durant l’été 2007, une nouvelle perspective se présente à lui avec l’ouverture de son site Web qui l’oblige à revisiter d’un œil neuf sa production éparse dans le but de toucher un plus large public. Il assemble ses morceaux pour, enfin, les constituer en albums. Il est probable que cette démarche aura une incidence sur sa production musicale à venir, laquelle sera vraisemblablement plus intimiste et plus l’objet d’un travail de studio qu’orientée vers des œuvres scéniques.

L’année 2008 qui devait être une année de transition ne tient pas toutes ses promesses, et Nessim se retrouve à participer en tant qu’acteur-musicien-chanteur à deux créations de Dany Martinez du Théâtre du Ballon Rouge, Les Bagnards et Hannah Crafts.

En 2009, il compose la musique et réalise la bande son du spectacle : Coucy à la Merveille – Le Fer qui sera donné pendant trois ans tous les étés au château de Coucy. Parallèlement, il fonde le groupe Nessim B. Orchestra aux sonorités world-jazz avec lequel il donnera ses premiers concerts en audience presque privée la même année.

Le groupe se sépare avant même la finalisation de leur premier album.

En 2011, retour aux fondamentaux et Nessim se retrouve à nouveau seul en scène pour un spectacle mêlant le théâtre et le chant. À toutes le vies ! est un condensé métaphorique de sa propre vie qui l’a vu se métamorphoser de tailleur de pierre scandant son travail au rythme de ritournelles profanes en célébrant à la liturgie œcuménique emplissant de chants sacrés les monuments d’aspiration spirituelle qui cherchent à transcender par leur pérennité le sort tragique des simples mortels qui ne font qu’y passer.

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Basculer en version longue.

Né au milieu des années 50 à Paris, de parents en transit entre Tunisie et Israël, un provisoire qui au final les verra se sédentariser en France, Nessim est bercé dès sa prime enfance par les chants profonds d’Oum Kalthoum et ceux de Farid El Atrache.

C’est à 6 ans que son histoire d’amour avec la musique se noue concrètement lorsqu’on lui offre son premier instrument : une flûte indienne. Pendant des années, il passera d’interminables heures à travailler l’instrument jusqu’à en épuiser tous les secrets. À 18 ans, il fera merveille à la quena et à la flûte de Pan dans un petit groupe de musique latino-américaine et se produira pour la première fois en public, dans le métro parisien, pour se faire un peu d’argent. Entre-temps, vers sa treizième année, il découvre avec les Beatles le sens de la mélodie, une musique plus de son époque aussi.

Au cours d’une rencontre fortuite à Blois, on l’initie à la taille de pierre. il en fera son métier; un métier qu’il exercera pendant 13 ans sans jamais abandonner ses aspirations musicales pour autant. D’ailleurs, il continuera pendant de nombreuses années à s’aménager de grandes périodes estivales en Bretagne pour chanter avec des musiciens de fortune qui jouent un répertoire pop et jazz en écumant la région.

En 1980, on l’encourage à se présenter au concours d’entrée au Conservatoire de Musique et Chant de Poitiers. Il y passera trois années à travailler ses classiques et apprendra à maîtriser la voix de ténor/soprano dont il était doté à l’époque.

Au sortir du conservatoire, on le retrouve cachetonnant dans les bars à chanter, et surtout improviser, dans une petite formation de jazz. C’est ainsi que sa route va croiser des musiciens et danseurs contemporains avec qui une enrichissante collaboration va s’engager.

En 1985, il se produit en concert aux côtés de musiciens de renommée nationale. Il travaille avec le compositeur Henry Fourès, le pianiste virtuose Andy Emler, et le chanteur Benat Achiary qui l’initie au chant basque et à celui des Indiens d’Amérique du Nord. La musique sur laquelle il doit improviser est un jazz moderne aux influences ethniques.

C’est pour Symphonie Déconcertée, une chorégraphie d’Odile Azagury, qu’il compose la musique, puis l’interprète sur scène tout au long de l’année 1986.

En 1988, il s’engage dans un travail de recherche sur le mouvement et la voix auprès de la danseuse-chorégraphe Anne-Marie Reynaud.

Déjà en 1987, il ressent le besoin de s’exprimer au sein d’un groupe plus formel et il fonde La Bella Coola, un trio dans lequel il joue de la flûte traversière dans un répertoire orienté world music très soutenu par des arrangements aux synthétiseurs.

Lors d’une de ses prestations, Patrick Collet remarque ses qualités d’improvisation, et lui propose de composer la musique d’un Monte-Cristo qu’il est en train de mettre en scène.

Après quoi, les réalisations s’enchaînent de 1989 à 92 : Marivaux par la Compagnie du Hasard; Bertold Brecht par Gérard Vernay; Sur l’écriture de Massoudy; puis Les Notes du Romano par Armand Eloi et Le Dernier Soir par le Théâtre de l’Utopie.

Maintenant reconnu par les professionnels de la scène, on fait appel à lui pour des performances ponctuelles et de prestige. Il intervient pour les Monuments Historiques de France, pour les Grottes Bleues d’Angers, la Pyrotechnie à Niort, le Centre Européen de Saint-Jean d’Angély, l’Aéronef de Lille. Ses prestations se poursuivent encore aujourd’hui dans châteaux, églises et autres monuments à l’occasion de la traditionnelle journée du patrimoine.

À la fin des années 90, il se rend en Afrique et participe aux Utopies Africaines en créant des musiques pour les compagnies Matitis du Gabon, Ymako Téatri de la Côte d’Ivoire et Théâtre Vert du Bénin.

De retour en France, il travaille avec Patrick Henniquau pour Le Grand Théâtre du Monde, un tandem qui ne tardera pas à se reformer pour 2 pièces, Les Chaises et La Leçon, de Ionesco. Dans l’intervalle, il écrit un opéra pour le Théâtre du Ballon Rouge de Dany Martinez.

Installé maintenant à La Rochelle, on le sollicite pour diverses manifestations culturelles comme le Chantier des Franco-follies, les 1000 ans d’histoire de La Rochelle, ou l’inauguration de la Médiathèque Michel Crépeau. On pourra l’entendre aussi à la même époque en Corrèze pour les expositions lumières de Marc Oliviero et à Brives pour les expositions des sculptures de Rémi Polack.

De 2002 à 2005, il compose la musique de 5 pièces de théâtre pour le Musée Maritime de La Rochelle, un travail de commande auquel il est maintenant aguerri, ce qui ne l’empêche pas de diversifier ses activités. Il écrit la musique pour 5 documentaires et pour un téléfilm historique; fait un travail pédagogique régulier dans les écoles de Charente Maritime; intervient en direct dans des séances de musicothérapie; poursuit ses prestations dans des manifestations culturelles comme l’exposition de memoria/les griffures du temps à Bordeaux; anime des ateliers à vocation sociale auprès de personnes en difficulté, mais curieusement, alors qu’il a passé sa vie d’artiste rivé sur les planches, personne n’a encore eu l’occasion de le voir se produire seul en tête d’affiche pour un spectacle autour de sa musique, au grand dam de ses admirateurs Rochelais qui n’attendent que cette occasion pour venir l’applaudir.

Au début des années 2000, il fait la connaissance d’Étienne Schwarcz, le compositeur de musique contemporaine. Les deux musiciens se découvrent de profondes affinités, et décident de monter ensemble une série de concerts Plug & Play sur Montpellier, une sorte de hapenning musical regroupant de manière informelle des musiciens de divers horizons qui improvisent autour d’une partition néanmoins très structurée. Cette complicité ne s’est pas démentie avec le temps, et les deux comparses remettent le concept au goût du jour à l’automne 2007, toujours à Montpellier.

Durant l’été 2007, une nouvelle perspective se présente à lui avec l’ouverture de son site Web qui l’oblige à revisiter d’un œil neuf sa production éparse dans le but de toucher un plus large public. Il assemble ses morceaux pour, enfin, les constituer en albums. Il est probable que cette démarche aura une incidence sur sa production musicale à venir, laquelle sera vraisemblablement plus intimiste et plus l’objet d’un travail de studio qu’orientée vers des œuvres scéniques.

En 2008, Nessim se retrouve à participer en tant qu’acteur-musicien-chanteur à deux créations de Dany Martinez du Théâtre du Ballon Rouge, Les Bagnards et Hannah Crafts.

En 2009, il compose la musique et réalise la bande son du spectacle : Coucy à la Merveille – Le Fer qui sera donné pendant trois ans tous les étés au château de Coucy. Parallèlement, il fonde le groupe Nessim B. Orchestra aux sonorités world-jazz avec lequel il donnera ses premiers concerts en audience presque privée la même année.

Le groupe se sépare avant même la finalisation de leur premier album.

En 2011, Nessim monte le spectacle À toutes le vies ! où il expose, seul en scène, les tours et détours de sa carrière de chanteur.

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Nessim B. en répétition
2007 : En répétition à l’église Saint-Étienne d’Issensac, pour la journée du patrimoine.
Nessim B. en professeur de chant
2003 : animation de l’atelier « Chanter pendant la guerre » à St Jean d’Angély.